La République tchèque est l'une des économies les plus avancées d'Europe centrale. Selon le World Economic Freedom Index de 2011, elle se classe au 28e rang mondial pour la liberté économique, loin des pays anglo-saxons et d'Europe du nord, mais 34 places devant la France. La République tchèque impose peu de réglementations aux entreprises, l'essentiel des relations commerciales se fondant sur la liberté contractuelle. De même, le secteur privé est en expansion et représente plus de 90 % du PIB.
Indice de libéralisme économique mondial, 2011
| Rang mondial | Score moyen | liberté des affaires | liberté du commerce | Fiscalité | Dépenses publiques |
| 28 | 70,4
|
69.8 | 87.6 | 81 .0 | 44.8 |
| Masse monétaire | Investissements | Marchés financiers | Droits de propriété | Corruption | Marché du travail |
| 80.0 | 70.0 | 80.0 | 65.0 | 49.0 | 77.0 |
Source : Heritage Foundation, 2011
Un cadre réglementaire et une économie libérale
La République tchèque dispose de l'ensemble des attributs juridiques requis pour le fonctionnement d'une économie libérale. La sécurité des transactions est assurée par un Code civil, un Code de Commerce, une loi fiscale, des conventions internationales et une loi sur le régime des changes. La jurisprudence naissante entraîne une émulation considérable auprès de professionnels de la justice qui avaient perdu sous le communisme de nombreux réflexes juridiques. Il reste à améliorer les procédures judiciaires d'urgence et les voies d'exécution, à alléger les formalités administratives, à stabiliser un cadre juridique encore mouvant et à réformer l'appareil judiciaire pour une justice plus rapide et plus efficace.
La législation fiscale tchèque est en conformité
avec le droit européen. Une convention franco-tchèque
permet d’autre part d’éviter la double imposition. Le taux de l'impôt sur le revenu est un flat rate de 15 % et le taux de
l'impôt sur les sociétés est de 19 %. La situation
du marché noir se situe à un niveau élevé.
La République tchèque fait partie des pays
exportateurs de produits contrefaits et connaît un haut niveau
de corruption. L'attribution de logements subventionnés,
de licences en tous genres, du téléphone ou même
du permis de conduire sont en effet facilités si l'on accepte
de verser des extras. Ceci conduit à un cercle vicieux :
les anciens apparatchiks et les nouveaux riches sont parmi les seuls
à pouvoir payer, ils alimentent volontairement la corruption
et s'en satisfont.
Une Administration relativement inefficace, dont l'action peut entraver la pratique des affaires
Cependant, la pratique des affaires souffre d'un lourd formalisme, le recours au notaire étant incontournable dans toute relation commerciale ou financière. De même, du fait d'une certaine inefficacité de l'Administration et de lois dépassées, la pratique des affaires est significativement ralentie. Par exemple, la République tchèque possède une stricte législation sur la construction, mais celle-ci est différente d'un district à un autre et de longues et compliquées autorisations doivent être obtenues dans un premier temps au niveau local. De même, les délais administratifs pour créer une entreprise et les décisions liées aux procédures de faillites peuvent s'avérer longs. Enfin, les appels d'offres manquent de transparence, les décisions du gouvernement lentes et les procédures bureaucratiques.
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