Une erreur courante consiste à assimiler la République tchèque et les autres pays d'Europe centrale aux pays de l'ancien bloc de l'Est. Or, si l'héritage communiste fait partie intégrante du peuple tchèque, sa prédominance ne doit néanmoins pas occulter l'ensemble des influences passées, mille ans d'histoire ayant précédé quarante années de régime communiste. Avant le communisme, la mentalité tchèque se rapprochait de celle des peuples germaniques. Avant d'être expulsés à partir de 1945, trois millions et demie d'Allemands (soit le tiers de la population) vivaient en Tchécoslovaquie depuis le Moyen Âge. Les Tchèques n'ont quasiment jamais réellement adhéré à l'idéologie communiste, qu'ils considéraient comme un impérialisme russe déguisé.

Pour tous les spécialistes de l'Europe centrale, de C. Milosz à J. Rupnik en passant par J. Nowicki, il ne fait aucun doute que la culture des pays d'Europe centrale est profondément européenne. Dans sa thèse de " l'Occident kidnappé " développée au début des année 1980, M. Kundera énonce clairement cette idée : " du fait de la tutelle soviétique, l'Europe centrale est un élément politique de l'Europe de l'Est, mais elle se situe géographiquement au centre et appartient culturellement à l'Ouest ". L'Europe centrale présente ainsi des similitudes fortes avec l'Allemagne, dans le sens notamment de la place de la culture, de l'art et de la littérature dans la société, de la primauté du droit du sang dans la conception de l'identité nationale, ainsi que du respect de l'ordre et de la tradition bureaucratique.

Milan Kundera

Fierté nationale et tentations xénophobes

Comme les habitants de nombre de petits pays, les Tchèques sont sensibles à l'image qu'ils donnent au monde et apprécient les succès internationaux de leurs artistes, sportifs et autres célébrités.

Sous le communisme, les Tchèques vivaient dans un environnement culturel et ethnique homogène. L'arrivée de populations étrangères est parfois mal acceptée par les populations et provoque une certaine forme d'appréhension. Il ne s'agit pas d'un racisme philosophique, même si la réédition en tchèque de Mein Kampf d'Adolf Hitler a été un best-seller du début des années 2000, mais plutôt d'une peur de l'inconnu et d'un manque d'habitude des relations interculturelles.

Le racisme touche en majorité les Roms, 45 % de la population tchèque étant favorable à leur départ. Les personnes de couleur ne sont pas spécialement touchées, tandis que les Asiatiques sont vus comme travailleurs et non nuisibles. Les attaques racistes, qui peuvent être violentes, sont en majorité le fait des skinheads, relativement libres dans leurs activités en République tchèque.

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