Les décrets Beneš, du nom de l'ancien président de la Tchécoslovaquie, consistent en quatre documents datant de 1945 et stipulant « l'administration nationale des biens des Allemands, Hongrois et traîtres » (19 mai), « la punition des criminels nazis et collaborateurs » (19 juin), « la privation des Allemands et des Hongrois de la citoyenneté tchécoslovaque » (2 août) et « la confiscation des biens ennemis » (25 octobre). Le parti populiste de Jörg Haider avait proposé que l'abrogation des décrets Benes constitue une condition sine qua non de l'adhésion de la République tchèque à l'Union européenne, mais dans une interview publiée en janvier 2002 par le magazine autrichien Profil, le Premier ministre d'alors Milos Zeman a justifié l'expulsion des Allemands des Sudètes en 1945 en rappelant qu'ils avaient été « la cinquième colonne d'Hitler ». Vaclav Klaus a quant à lui demandé que les décrets Benes soient inscrits dans le traité de l'Union européenne pour assurer leur pérennité et « exclure une fois pour toutes des revendications rétroactives » des pays membres de l'Union à l'égard de la République tchèque, ce à quoi le chef du gouvernement hongrois de l'époque, Viktor Orban, s'est vivement opposé.

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