Le manque d'unité de la Tchécoslovaquie

La Tchécoslovaquie est née de la dislocation de l'Autriche-Hongrie en 1918. Les langues tchèque et slovaque étant proches, les soixante-quatorze ans de vie commune se sont déroulés sans heurts majeurs, mais ils n'ont pas réussi à effacer les sentiments nationalistes. La partition correspond à l'aboutissement logique d'une désunion entre deux peuples, dont l'histoire et la culture se distinguent assez nettement. Les Tchèques, dont le territoire s'étendait jusqu'à l'Ukraine subcarpathique, étaient jusqu'au début du siècle rattachés à l'Empire des HABSBOURG, tandis que les Slovaques dépendaient de la Hongrie. Les premiers étaient traditionnellement plus avancés économiquement que les seconds, pour qui l'agriculture était la principale source de richesses. Les Tchèques continuent souvent de souligner leur spécificité culturelle, qu'ils opposent à la tradition rurale de leur voisin slovaque. L'exemple le plus cité consiste à comparer les hommes forts des deux pays dans les années 1990 : V. HAVEL, intellectuel de renommée mondiale et V. MECIAR, ancien boxeur connu pour ses positions anti-démocratiques.

Dans ces conditions, la partition semblait inévitable, même si elle ne traduisait pas l'expression d'un souhait unanime.

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